Un contrat d’assurance-vie est une enveloppe fiscale permettant à la fois
d’épargner de transmettre du capital.
Contrat par lequel l’assureur s’engage, en contrepartie d’une
cotisation, à verser au souscripteur du contrat des prestations sous forme de
capital. En cas de décès le montant est versé au bénéficiaire choisi par le
souscripteur au moment de l’ouverture du contrat. Ce contrat offre
d’importants avantages fiscaux en matière de droits de succession.
Le souscripteur peut être toute personne physique capable et certaines personnes morales, sous des conditions spécifiques
Le bénéficiaire est la personne physique qui reçoit les prestations lors de la réalisation du risque assuré. La compagnie d’assurance couvre le risque et le souscripteur investit.
Le bénéficiaire peut être déterminé ou non. Le souscripteur peut soit
libeller clairement le nom du bénéficiaire (Mr untel) soit définir l’identité
relative du bénéficiaire (conjoint, enfants…). Si ce statut change après la
date de création du contrat, le bénéficiaire valide est celui possédant cette
qualité au moment du décès ou du risque assuré. Si le bénéficiaire est non
déterminé (soit à cause d’un refus, d’une clause vide, d’une nullité…), le
capital est réintégré dans la succession et est donc soumis aux droits de
succession.
Toute personne bénéficiaire d’un tel contrat peut décider d’accepter le
bénéfice par un avenant ou le refuser.
Il est possible pour deux personnes de souscrire en commun à un tel contrat. Chacun se nomme bénéficiaire en cas de vie et désigne l’autre bénéficiaire en cas de décès.
Non on peut soit effectuer un retrait voire un rachat soit demander une
avance sur le capital de l’assurance-vie.
(Avance)
Une avance permet de disposer temporairement d’une partie des sommes
épargnées sans résilier le contrat, c’est un prêt avec intérêt. Le montant et
la durée de l’avance doivent être limités.
(Rachat/retrait)
Il permet de retirer tout (clôture du contrat) ou une partie des sommes
capitalisées (rachat partiel) avant le terme du contrat.
Il peut y avoir plusieurs rachats partiels, cependant chaque retrait
est définitif et les intérêts sont capitalisés sur le montant diminué du
retrait. Il est donc possible de bénéficier du capital mais le taux
d’imposition est assez dissuasif au début du contrat.
| Taux forfaitaire du prélévement en libératoire (1) | |
| Durée inférieure à 4 ans | 35 % |
| Durée comprise entre 4 et 8 ans | 15 % |
| Durée supérieure à 8 ans | 7.5 % |
(1) Hors prélèvements sociaux en vigueur (11%).
(2) Avec crédit d'impôt correspondant à l'abattement de 4 600 €
(personne seule) et 9 200 € (couple marié). De plus il y a certaines règles
concernant l’âge du souscripteur. Si les versements ont été effectués après 70
ans, le bénéficiaire devra payer des impôts si le montant obtenu dépasse 30
500 €.
| Versements effectués |
Imposition |
| Avant 70 ans | Aucune imposition jusqu'à 152.500 € par bénéficiaire. Imposition forfaitaire au taux de 20% au delà. |
| Après 70 ans | Exonération jusqu'à 30.500 € (pour l'ensemble des contrats du défunt) Au delà, règle des droits de succession Exonération des intérêts et plus-values (seuls les versements sont soumis) |
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